• Lucky Luke - Un cow-boy à Paris.

    Dessin : Achdé

    Scénario : Jul

    Gosciny... tu nous manques !

     

    Lucky Luke - Un cow-boy à Paris.Alors qu'il ramène les Dalton au pénitencier, Lucky Luke rencontre Auguste Bartholdi, qui fait une "tournée" dans l'Ouest afin de réunir de l'argent pour financer une partie de la Statue de la Liberté.

    Peu de temps après, notre cowboy est confronté au directeur du pénitencier, Abraham Locker, qui rêve de construire une prison sur un îlot situé face à New York, pile là où sera érigée la statue de Bartholdi et Eiffel.

    Les circonstances vont entrainer notre héros de l'autre côté de l'Atlantique, à Paris où il va faire la connaissance de personnalités telles que Victor Hugo.

    "Gosciny, comme tu nous manque !" : voilà le genre de pensée que j'ai eu à la lecture de ce nouvel opus de Lucky Luke. Si l'idée de base est très alléchante et originale, son traitement est le plus souvent sans surprise. Le récit se fait en deux parties : les pérégrinations de Bartholdi et de Luke dans l'Ouest où ils organisent des galas pour récolter l'argent, et les aventures de notre héros à Paris.

    Autant le dire tout de suite : aucune de ses deux parties n'est vraiment solide du point de vue du scénario, des gags ou des références historiques ou sociétales. Là où Goscinny et Morris parvenaient à nous passionner pour une anecdote authentique dont ils tiraient un maximum d'humour et de dérision, nous avons là un vague squelette de scénario rattaché par des "gags" (les guillemets sont de rigueur) qui jouent souvent sur un anachronisme désolant (comme les prisonniers chantant "Libérée, délivrée", si, si !).

    Le "méchant" n'est qu'une caricature sans relief et même pas drôle, le gag avec un pauvre piaf en cage est lourdingue, les "célébrités" sont amenées dans le récit comme des cheveux dans la soupe, à l'image du couple Charles et Emma Bovary (!) qui n'ont rien à faire là, les péripéties du cow-boy dans la capitale française sont poussives et l'enjeu (protéger la Statue de la Liberté des tentatives d'attentat) est grotesque. Même montrer Lucky Luke souffrant du mal de mer durant la traversée n'a aucun intérêt.

    Nous avons aussi des références "modernes" qui manquent de subtilité. Par contre, un "running gag" assez fin évoque la tenue de notre cow-boy, qui, comme vous le savez surement, est aux couleurs du drapeau belge. Mais cela reste somme toute anecdotique et s'intègre mal à l'ensemble.

    Bref, Un cow-boy à Paris est l'une des pires aventures de Lucky Luke.

    Lucky Luke - Un cow-boy à Paris.

     

    « Adieu, Jean Piat.

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