• Raiponce

    Byron Howard et Nathan Greno - 2010.

    Une histoire tirée par les cheveux ?

    RaiponceLa sorcière Gothel ayant trouvé une fleur magique pouvant guérir les blessures et empêcher le vieillissement, elle a bien l'intention d'être la seule à bénéficier de ses bienfaits ; mais la Reine, enceinte, est souffrante et la fleur, retrouvée par des gardes royaux, permet son rétablissement. Une princesse nait, possédant une jolie chevelure blonde. Gothel s'introduit dans le château et se retrouve obligée d'enlever l'enfant.

    Dix-sept ans plus tard, la jeune Raiponce, enfermée dans une tour cachée dans la forêt, rêve de pouvoir voir les jolies lumières qui sont lâchées dans le ciel chaque année à son anniversaire. Mais "Mère Gothel" lui interdit formellement de sortir de sa geôle; L'occasion va lui être donnée grâce à Fynn, un voleur qui vient de s'introduire dans la tour...

    RAIPONCE est l'adaptation par les studios Disney du conte des frères Grimm "Rapunzel", où une jeune princesse est maintenue prisonnière par une sorcière qui utilise sa longue chevelure magique pour garder sa jeunesse. Si je n'ai pas lu le conte originel, j'ai bien l'impression que la "Raiponce" du film est bien plus énergique face à son destin.

    Il est d'ailleurs notable que Disney s'éloigne du schéma de la "princesse-gentille-et-passive" des années 30 à 50. Raiponce prend elle-même la décision de sortir de la tour. En cela elle est une ado moderne, passant de l'enthousiasme d'être libre à la peur de la réaction de "Mère Ghotel".

    Le personnage masculin détonne également. En lieu et place du Prince Charmant fadasse, on a un voleur opportuniste et ironique, qui s'attache à cette curieuse jeune fille qui ne réagit pas à sa tentative ( ridicule) de séduction, et qui cache derrière son apparente décontraction une enfance malheureuse.

    Autres personnages qui ont leur importance, le caméléon Pascal qui remplace avantageusement une souris ou un lapin mignon, et le cheval Maximus, qui, s'ils ne parlent pas - ouf ! - sont suffisamment expressifs pour créer l'humour.

    RaiponceLa "méchante", une Mère Gothel qui tient de Cruella (son exubérance), de la Reine-sorcière de BLANCHE-NEIGE (son obsession de la jeunesse et de la beauté), avec une fausse gentillesse qui la rend quelque part plus monstrueuse encore que l'ensemble des méchantes Disney.

    Autour d'eux, deux frères voleurs - doublés en vo par Ron Perlman - qui ne sont que des prétextes aux scènes d'action et au suspens, et une bande de joyeux drilles, officiellement les "pires assassins de la région" mais qui se mettent à chanter et danser dans leur taverne, pour peu que l'héroïne le leur demande gentiment... C'est peut-être la seule faute de goût du film, personnellement je les trouve trop "décalés" par rapport à l'histoire, même - et surtout - lorsqu'ils interviennent au final pour libérer le héros de prison.

    Si RAIPONCE n'est pas vraiment un grand Disney, c'est une oeuvre qui s'inscrit dans la lignée des films "modernes" du studio, même si la fin me paraît quelque peu bâclé - la fuite de Fynn et l'ultime confrontation avec Mère Gothel dans la tour semblent manquer de cohérence par rapport au reste, mais, je le répète, il ne s'agit là que de mon interprétation.

    RaiponceRaiponce

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Raiponce

    « Takahata décoréShaun le mouton, le film »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :